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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 14:00

 

 

 

Disclaimer: Tous les personnage de cette histoire son purement inventés. Aucun plagiat ou aucune reprise.

Aurélien (alias Cthullu) et moi-même sommes fier de vous présenter:

Duo d'Ange

Episode 1: La porte

Kevin:

Pourquoi ça m’arrive à moi ? C’est vrai quoi, il y a des millions d’ados de mon âge sur ma planète, la Terre. Mais il a fallu que ça tombe sur moi. En plus on ne m’a pas trop demandé mon avis, vu qu’une fois qu’on sait la vérité, on est obligé de bosser pour eux. Maintenant, je fais contre mauvaise fortune, bon cœur et j’accomplis ma tâche sans discuter, ce qui ne servirait à rien.

Bon, vous devez pas trop comprendre, donc je vais vous expliquer, mais laissez –moi vous dire une dernière chose, un avertissement. Si vous lisez ce qui va suivre, vous deviendrez un Initié et là votre vie sera bouleversée à jamais. Enfin bon, moi je dis ça, après, c’est vous qui voyez.

Donc ce jour-là, on était en octobre et il recommençait à pleuvoir sur cette bonne vieille ville de Paris, capitale de la France. Avec mon pote Max, on avait prévu d’aller à Montparnasse pour se balader, décompresser du lycée. Nous prîmes donc la ligne 4 du métro, complètement trempés, sans savoir ce qui allait nous arriver. Petit à petit, la rame se vide et on finit par être seuls.

Et après quelques minutes, on arrive à Saint Michel. Vous n’avez jamais remarqué cet écart que fait la ligne 4 à ce niveau, n’est-ce pas ? Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi cette rame contournait une zone où il n’y avait strictement aucune station de métro, alors que Paris n’est qu’un gigantesque gruyère de tunnels ? Eh bien moi je le sais maintenant.

Mais à ce moment, je n’en savais rien et à vrai dire, on n’avait même pas remarqué que notre rame  empruntait une nouvelle direction qui ne figurait pas sur les plans de la RATP. Tout d’un coup, nous arrivâmes donc dans une station sans panneau pour nous apprendre son nom. Nous attendîmes en discutant une bonne dizaine de minutes avant de se rendre compte que quelque chose ne cadrait pas, qu'une pièce du puzzle de notre vie s'était retrouvée au mauvais endroit. D'un commun accord, nous descendîmes à terre pour voir ce que fichait notre conducteur.

Nous avançâmes sur le quai, quand tout d'un coup, les portes se refermèrent ! Max se jeta sur la porte comme un forcené, mais rien n'y fit et la rame repartit sans nous, totalement vide. Les lumières, déjà faibles de la station, s'éteignirent complètement, nous plongeant dans l'obscurité la plus totale. Et l'expression pris alors tout son sens car on avait vraiment l'impression de surnager au milieu des ténèbres. C'est le moment que choisit Max pour se permettre cette réflexion constructive:

_ Bon, elle est repartie sans nous, apparemment. On cherche la sortie ?

_ Dans le noir, ça va être pratique. Sors donc ton briquet qu'on y voie plus clair.

 En effet, mon meilleur ami avait l'habitude de se balader en permanence avec un briquet sur lui pour des raisons obscures. Mais, ce jour-là, rien n'allait plus et le destin avait définitivement pris la décision de nous éprouver jusqu'au bout.

_ Mais je ne l’ai pas. Pourquoi l'aurais-je pris ?

_ Parce que tu l'as toujours sur toi, espèce de pyromane amateur !

_ Eh bien aujourd'hui, je ne l'ai pas, vu que je n'avais pas prévu que notre rame de métro nous oublierait ici !

Comprenant que nous étions en train de perdre nos nerfs et notre patience, ce qui n'était pas si difficile, après tout, dans l'endroit où l'on se trouvait, je décidai d'agir. Cherchant à tâtons le mur, je m’aperçus que le quai était beaucoup plus large que je ne l'avais estimé. Quand tout d'un coup, la station fut éclairée d'un coup d'une lumière aveuglante, venant de derrière nous. Je regardais Max, à côté de moi, qui me signifiai qu'il n'y était pour rien. Il prit alors la parole:

_Normalement, c'est à ce moment qu'on se retourne et qu'on se met à crier, non ?

_On pourrait trouver une variante peut-être. Et si on hurlait ?

 _Pourquoi pas ? On se retourne alors ?

_Si tu n'y vois pas d'objection, j'y vais de ce pas.

 

Cette conversation peut paraître surréaliste dans la situation où nous étions, mais je ne choisis pas mes amis sans raison et mon point commun avec Max s'avérait être un cynisme à toute épreuve et quelle que soit la situation. Cela nous permettait de surmonter avec humour des situations délicates. Mais il est vrai que celles-ci n'étaient pas et de loin à la hauteur de ce que nous vîmes lorsque nous nous retournâmes.

&&&&&

Maxime :

C’est drôle comme on se refuse toujours à croire certaines choses à moins qu’elles ne nous tombent dessus.  C’était mon cas, jusqu'à ce jour. Ce jour maudit dans un sens, et bénit dans un autre. Quoi qu’il en soit, ce jour mes croyances furent bouleversées pour le restant de mes jours. Je me demande souvent ce qui se serait passé si j’avais obéit à mon père en rentrant tout de suite  à son appartement au lieu de me balader avec mon meilleur ami.

Lorsque Kevin et moi-même décidâmes de nous retourner, un pressentiment me criait de m’enfuir à toutes jambes. Mais c’était trop tard pour fuir. Nous nous tournâmes donc, et restâmes bouche bée.  Une immense porte se dressait devant nous. Une porte à la fois resplendissante de lumière et plus sombre que tous ce que j’avais vu de ma courte vie. Elle semblait dénuée de substance, mais lorsque j’avançais la main pour la toucher, je sentis qu’elle était bien réelle, et solide. C’est alors qu’un craquement assourdissant retentis autour de nous, suivit d’un grincement à faire hurler un sourd. La porte s’ouvrait. Kevin et moi reculâmes brusquement d’un pas.

_ Qu’est-ce que t’as encore foutu Max ? Demanda précipitamment Kevin

_ J’en sais rien du tout, répondis-je.

Le grincement cessa. La porte s’était immobilisée. Mon cynique ami et moi-même nous regardâmes d’un air perplexe. J’entendis alors mon nom. Je redirigeais mon regard vers la porte, et vers l’obscurité visible entre ses battant.  Kevin eut exactement le même mouvement, mais plissa les yeux.

_ Ca fait mal aux yeux à force, cette lumière, murmura t’il.

_ Quelle lumière ? M’étonnais-je. Moi je ne vois que du noir.

_ T’es aveugle ? J’ai jamais vu une lumière aussi forte.

_ Et je n’ai jamais vu d’obscurité aussi dense, répliquai-je. Et je ne suis pas aveugle, je vois toujours ta tête de scientifique.

Il secoua ladite tête, d’un air de dire «  c’est pas le moment de jouer les gamin Max ». J’entendis à nouveau mon nom, puis celui de Kevin.

_ C’est dans ma tête ou on nous appelle ? Dis-je d’un air peu sûr.

_ Nan, cette fois c’est pas dans ta tête, j’ai entendu aussi, répondit-il.

_ Comment ça cette fois ?  Me récriais-je.

_ Laisse tomber, je déconne, dit-il d’un ton conciliant.

 

Je ruminai une réplique cinglante, mais un nouvel appel la chassa de mon esprit. Une tentation incroyable me poussait à franchir cette porte. Je fis un pas en avant, puis un autre. Kevin semblait ressentir la même attirance, comme si quelqu’un avait attaché un fil a nos esprits et le tirait de l’autre côté de cette porte. Finalement, nous traversâmes et la porte se referma bruyamment derrière nous.

_ Bon, fis-je avec un soupir, et maintenant ?

_ Et maintenant vous allez nous écouter.

Nous nous raidîmes d’un coup. La voix ayant prononcés ces mots était râpeuse, sèche, comme usée par des millions d’années. Deux être sortir alors des ténèbres et je restait bouche bée. L’un, ou plutôt l’une, était une femme d’une beauté extraordinaire. Non, pas une femme. Tout mon esprit se révulsait devant ce fait, mais je sentais que cette beauté n’était pas humaine. Tout sur elle était noir. D’un noir presque égal aux ténèbres nous entourant à mes yeux. Elle dégageait une présence me hérissant et son regard pénétrant me mettait très mal à l’aise. Son compagnon était massif, presque deux fois plus grand que nous. Il portait une longue toge incolore, au bas, aux manches et au capuchon rapiécés, voir déchiré. Mais le plus étrange était que sous ce capuchon, dans ses manches, on ne voyait pas trace de son corps. Et ses yeux, flottant dans l’ombre où devrait se trouver son visage, semblaient percer l’âme.

 

 _Qui…, Kevin déglutit, se composant une voix calme, qui êtes vous ?  

 Il semblait se forcer à ne pas montrer sa peur. Je n’en menait pas plus large que lui. Sauf que si lui était meilleur pour contrôler sa voix que ses expressions, moi je n’osais ouvrir la bouche.

_ Nous sommes ceux qui vont changer votre vie, répondit la « femme », d’une voix mélodieuse.

J’esquissais malgré moi un sourire sarcastique.

_  Un peu cliché comme phrase, non ? Remarquai-je.

_ Moui, renchérit Kevin, pas très original.  

 

Les deux être en face de nous s’entreregardèrent et se sourirent.

_ Plus les générations passent, plus le sarcasme est de mise, dit l’être en toge de sa voix râpeuse.

_ En effet, ce doit être maladif, ajouta la Femme.

 Ce fut à notre tour de nous jeter un regard perplexe.

_ Pourriez-vous répondre à ma question, fis Kevin d’un ton agacé.

_ L’impertinence aussi semble avoir augmenter. Puisque vous tenez tant à le savoir, jeune homme, on me nomme le Maëlstrom. Et cette superbe entité est la Mort.

 Je haussais un sourcil, et un sourire en coin, courant chez moi, apparut sur mon visage.

_ D’après moi nous avons deux option, kevin. Soit on rêve, soit on devient complètement dingue.  

 

_ Je pencherai plutôt sur la deuxième solution, répliqua mon ami. Comprenez nous, ajouta t’il à l’adresse des deux être devant nous, il nous est quand même difficile d’avaler cela. La Mort et le régent du néant, ici devant nous…

_ D’où tu sors ça, « le régent du néant » ? Intervins-je.

 _ La prof d’éducation civique nous a gonflé toute l’année avec de la Théologie, expliqua t’il d’un ton de dédain. Une malade, celle-là.

 _ Ha, okay.

Le soit disant régent eut un sourire amusé.

_ La Porte de l’au-delà, le fait que vous ne voyiez pas la même chose, mon absence corporelle, tout cela ne vous suffit-il pas ?

 

Kevin et nous nous regardâmes une nouvelles fois.

_ Admettons que l’on vous croit, commençais-je. Pourquoi nous avoir amener ici ?  

 

_ Pour faire de vous des anges, répondit la Mort.

Là nous éclatâmes de rire. Les deux entités haussèrent les épaules, comme s’il s’attendait à ce genre de réaction.

_ Nous….des anges…, articula Kévin entre deux gloussements.

 Après quelques minutes, nous reprîmes difficilement le contrôle de nous-même, et je lançai :

_ Si c’est vrai, vous vous êtes trompés de personne.

_ Nous ne sommes pas ce qu’on pourra appeler des adolescents modèles, ajouta Kevin. Et c’est un euphémisme.

_ Pensiez vous que nous parlions d’ange tout blanc représentant la bonté et d’autre qualités de ce genre ? Rétorqua Le Maëlstrom avec un sourire méprisant. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un Ange de la Mort et d’un Ange du néant.

 Cela nous souffla, et nous nous jetâmes un nouveau regard perplexe. Puis le regard de Kévin se fit interrogateur. Il semblait me dire « tu y crois toi ? ». Je fixai mon regard dans celui de la Mort, mais au bout de quelques secondes je détournai les yeux.

 _ Je veux bien vous croire, dis-je enfin, m’attirant un regard incrédule de kévin. Ce que j’aimerai savoir, c’est pourquoi nous ?

 Généralement, ce genre de question ne reçoit que des réponses évasives, mais là le Maëlstrom me répondit d’une voix sans la moindre hésitation :

 _ Vous êtes les seuls aptes à supporter et maîtriser les pouvoirs que nous vous offrons.

 _ Comment ça « les seuls aptes » ? Releva Kevin. Qu’a-t’on de plus que les autres ?

 _ C’est une question de génétique, répondit Le Maëlstrom.

 Je levais tout de suite les yeux au ciel de ténèbres.

 De la bio, beurk ! Pensais-je.

Je vis les yeux de Kévin briller, et je me dépêchais de parler avant qu’il ne demande plus d’explications.

_ Vous dites vouloir nous donner des pouvoirs. Mais je suppose que des responsabilités iront avec, plaçai-je.

 _ En effet, dit la Mort avec un sourire. Vous aurez un rôle important dans le déroulement des événements

Je poussais un soupir.

Et moi qui croyais être tranquillement irresponsable jusqu'à 18 ans.

 

 

Suite de l'épisode dans l'article suivant. 

 

 

 

 

 

 

Par Mes écrits - Publié dans : Duo d'Anges
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